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Histoire vraie et blessante

Un jour une femme chercha à savoir comment son mari réagirait, si elle quittait son foyer sans le prévenir. Ainsi, elle prit la résolution de rédiger une lettre à son mari, lui disant qu’elle en avait marre et qu’elle ne pouvait plus rester vivre avec lui. Après l’ avoir rédigé, elle la déposa sur la table de leur chambre et se cacha en dessous du lit… À son retour du boulot, le mari trouva la lettre et répondit sur la même feuille, en répondant, il fredonna une chanson en dansant pendant qu’il se changeait, puis il prit son téléphone et passa un appel, Il dit: « Allo chérie, je me change juste et te rejoins sous peu. Quant à cette autre folle, elle vient de me claquer la porte; elle pense que je fais l’imbécile avec elle. Je m’ étais trompé d’ adresse… Vraiment c’était une grave erreur de l’ avoir épousé, je regrette de ne t’avoir pas rencontré bien avant tout ça. À bientôt ma tendre! » Le mari quitta la maison et parti. La femme fondit en larmes et sorti de sa cachette, prit la lettre pour lire le message de son mari qui lui disait: « J’ai bien vu tes pieds en dessous du lit, sache que je n’ai effectué aucun appel téléphonique… Je vais acheter du pain. Alors, arrête avec tes conneries et âprete moi vite la table. … JE T’AIME CHERIE. Ne rit pas seul, transfère ce message à d’ autres personnes pour ramener du sourire aux lèvres. Le sourire fait des fois du bien.

Rassurer sans oppresser, soutenir sans infantiliser, accompagner sans accabler : dans la tourmente, aider son partenaire est une affaire d’équilibre.

En rentrant du travail un soir, Sonia a trouvé son mari, Ivan, prostré sur le canapé. Il y a passé huit mois, entre crises de larmes incontrôlables et longues heures d’inertie devant les feuilletons de l’après-midi. “Il était incapable de poser des mots sur son mal-être. Il se contentait de répéter en boucle qu’il allait mal”, se souvient la mère de famille de 42 ans.

“Caprice”, “crise de la quarantaine” : l’opinion de Sonia n’est pas tendre. Conditionnée par la certitude que “quand on veut on peut”, elle pousse Ivan à “se bouger”. Sans succès. Enfermé dans sa bulle de souffrance, il se replie chaque jour un peu plus sur lui-même. “J’étais devenue transparente. Ivan était incapable de soutenir une conversation. Il ne répondait que par monosyllabes aux questions. Tout lui était indifférent”, résume Sonia.

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“Une perte générale d’intérêt et d’énergie”

Les mois passent et l’état d’Ivan ne s’améliore pas. L’exaspération des débuts se teinte d’inquiétude. Sonia finit par admettre que le mal-être chevillé au corps de son mari n’est peut-être pas un simple “passage à vide”. Elle le pousse à consulter. Le constat de leur médecin est sans appel : Ivan souffre de dépression. Comme lui, en France, une personne sur cinq a souffert ou souffrira au cours de sa vie de cette maladie psychiatrique.

“Il est essentiel de bien distinguer la déprime passagère de la dépression, qui est une maladie, estime Laura Gélin, psychanalyste à Paris. Cette dernière peut être ‘réactionnelle’, c’est-à-dire liée à un événement traumatique, ou survenir sans explication évidente. Dans les deux cas, la dépression se caractérise par une perte générale d’intérêt et d’énergie. Elle s’accompagne de troubles du sommeil -insomnies chroniques ou refuge excessif dans le sommeil. L’anxiété et la tristesse entraînent une perte de confiance en soi et nourrissent, parfois, les comportements addictifs.”

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Frustration et colère rentrée

Le diagnostic du médecin soulage Sonia. Elle endure sans broncher les difficultés du quotidien et gère seule l’intendance mais la chape de plomb de la charge mentale nourrit une colère rentrée. “Je faisais celle qui comprenais mais au fond j’étais frustrée, aigrie. Je trouvais Ivan terriblement égoïste. J’avais l’impression qu’il m’avait sciemment fait un sale coup.”

Au fil des mois, les rancoeurs s’accumulent et le couple bat de l’aile. Leur vie sexuelle, autrefois épanouie, devient inexistante. “Les anxiolytiques ont inhibé la libido d’Ivan. De mon côté, son apparence négligée, faite de vieux jogging et de douches de plus en plus rares, m’ont coupé toute envie.”

Une blessure narcissique profonde

Autrefois valorisé et aimé, Juan, 31 ans, a lui aussi subi de plein fouet la dépression de Charlotte, sa compagne depuis deux ans. Il y a six mois, le décès de sa mère a eu sur elle l’effet d’un tsunami. “Du jour au lendemain, elle a tout remis en question : son travail, son mode de vie et notre couple. Elle n’était plus épanouie, s’ennuyait avec moi, ne nous voyait pas d’avenir. En un mot, elle a voulu me jeter avec l’eau du bain.”

“Les personnes en dépression peuvent avoir des réactions extrêmes, analyse Laura Gélin. Certaines s’accrochent à leur partenaire comme à une bouée de sauvetage. D’autres culpabilisent d’aller mal, d’être prises en flagrant délit de fragilité et préfèrent s’isoler. Même si c’est dur, il ne faut pas prendre ce mouvement personnellement.”

Reste que pour Juan, la pilule est dure à avaler et la blessure narcissique, profonde. Très amoureux, il ne se résout pas pour autant à quitter Charlotte. “J’avais envie de l’aider, de la convaincre de la force de notre amour. En même temps, mon ego bien amoché me disait de fuir, de penser à moi avant tout.”

Le psy, “une oasis dans le désert”

“Nous avons une vision volontariste de la maladie qui nous pousse à croire que l’on peut ‘guérir’ l’autre, confirme Laura Gélin. Cette posture de sauveur est trompeuse. Sans suivi médical adapté, accompagné ou non de médicaments, on ne se sort pas d’une dépression.”

Persuadé des bienfaits de la thérapie, Juan pousse Charlotte à consulter un psy. Au départ réfractaire, elle se laisse convaincre et s’y rend deux fois par semaine. La médiation bienveillante de ce tiers aide le couple à tenir le cap malgré les crises. “Charlotte passait parfois des journées entières prostrée, à dire qu’elle voulait mourir. Savoir qu’elle avait rendez-vous avec son psy m’aidait à relativiser, raconte Juan. C’était notre oasis dans le désert.”

Quand la dépression “contamine” le partenaire

Ce suivi essentiel ne remplace pas l’écoute attentive du conjoint. Une attitude de bon sens, pourtant moins facile qu’elle n’y paraît. Face aux lamentations, les “tu devrais” et les “il faut” sont inutiles. Loin d’apporter des solutions, ces formules toutes faites sonnent même comme des reproches paralysants. Le stress grandit et les incompréhensions éloignent.

Apprendre à écouter les remises en question, quitte à en faire les frais, réclame une bonne dose de stoïcisme et une confiance inaltérable dans son couple. Souvent, Sonia s’est sentie vaciller. “Ivan me disait qu’il pensait quitter son travail, qu’il voulait déménager dans une autre ville. De quoi me donner des sueurs froides.”

Juan s’est plusieurs fois laisser happer par la vision négative de Charlotte. “Nous passions nos soirées à nous perdre dans des conversations sans fin, pleines de reproches et d’aigreur.” Dans une forme de solidarité macabre, le jeune homme s’éloigne progressivement de ses amis, ne va plus ni à ses cours de boxe ni voir ses parents.

Trouver la bonne distance

“C’est un écueil fréquent, relève Laura Gélin. Mais face à un conjoint en dépression, s’oublier est contre-productif. Il est très important de garder des activités et de les proposer à l’autre. Peut-être un jour acceptera-t-il de dîner chez des amis et en tirera-t-il du plaisir ? Encourager l’autre sans le brusquer passe par une présence constante mais discrète.”

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Ce délicat pas de deux demande discussions et ajustements permanents. “A force de séances de psy et de traitement, Ivan a commencé à aller mieux. Il a alors commencé à me reprocher d’en faire trop, de le materner. Plutôt que de le prendre mal, j’ai décidé de voir ce rejet comme une bonne nouvelle. C’était la preuve que nous avions amorcé un retour à l’équilibre, que j’étais moins son pilier dans le couple”, souligne Sonia.

Juan, lui, a décidé de recommencer à mener ses activités comme il l’entendait. “Je ne voulais pas couler à mon tour. Je me suis dit que c’était une preuve de confiance vis-à-vis de Charlotte. Elle me disait qu’elle allait mieux. En agissant le plus ‘normalement’ possible, je lui prouvais que je croyais en elle.” La route de la guérison est longue et tortueuse. Penser à soi, c’est savourer sa liberté retrouvée et emmagasiner de l’énergie pour deux.

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